
Cet affluent du Doubs en Franche-Comté, d’une longueur de 33 kilomètres est alimenté par de nombreuses résurgences
karstiques, ainsi que par les abondantes précipitations de la région du Jura.
Le Dessoubre est une rivière très prisée pour la pêche à la mouche. Ce cours d’eau très règlementé nécessite
un passage obligatoire au magasin de pêche de Saint Hippolyte, le village où il s’unit au Doubs.

Par une journée radieuse, nous abordons cette belle rivière assez large pour la pêcher à plusieurs. Nous nous rendons
rapidement compte de part sa configuration, qu’elle nous permettra de pratiquer une pêche à la mouche de qualité.
La vallée est verdoyante avec des prés d’herbe grasse où patûre la Montbeliarde, et sur ses collines pentues s’étendent
d’épaisses forêts.

De temps en temps, elle court vivement, puis derrière une courbe inondée de soleil, se calme. Les rayons projettent
des jets de lumière vive qui s’allongent et couvrent l’eau vert émeraude, bordée de berges aux reflets bigarrés.

La réputation de cette rivière lotie de belles truites et beaux ombres trapus nous galvanise. Nous montons nos cannes,
observons les alentours en quête de l’insecte du moment et sans précipitation entrons dans l’eau, prêts à proposer
notre imitation aux plus gourmands.
Cette rivière ne se pêche qu’en mouches sêches. La nymphe est interdite, et le poisson depuis le mois de mars a dû
en voir passer de toutes les couleurs. Cependant, l’abondance des truites, et des insectes, nous permit d’avoir la chance de
rencontrer de belles farios bien batailleuses actives toute la journée.
Les occasions furent multiples, et les belles, toutes très vigoureuses, résistèrent difficilement aux délicates présentations sans draguage.

Plus tard dans la journée l’ecdyonurus venosus ce superbe insecte à corps rouge fût très apprécié. Les truites firent
volontiers une virée à la surface pour s’en saisir goulûment.



C’est toujours beaucoup d’émotion d’apercevoir la silhouette sympathique d’un bel ombre au fond de l’eau, et une grande
satisfaction de le mettre dans l’épuisette pour le photographier.

Comme le Doubs dans un précédent reportage, cette rivière de Franche-Comté malgré une bonne vigilence
sur la qualité de l’eau, est tapissée à certains endroits d’algues filamenteuses.
. Une succession de mauvaises décisions, d’erreurs, s’étendent sur des années. personne ne semblait se soucier
des conséquences à long terme.
Aujourd’hui, un combat auprès des administrations est engagé, puisse-t’il sauver tous ces joyaux afin qu’ils restent
des destinations de sorties mémorables au milieu d’un environnement magnifique.

Christine & Jean jacques avec la participation de Lio.







Commentaires
Merci
Merci à l'équipe de rédaction de nous faire partager ce bon moment.
Néanmoins il semblerait qu'il n'y ait que vous qui alliez à la pêche pour en témoigner.
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