


Ce joyau provençal nommé VERDON, prend sa source à 2819 mètres dans le massif des trois Evêchés près du col d’Allos, dans un univers parfaitement préservé, et va s’unir à la Durance 175 km plus loin à Vinon sur Verdon.
Ses canyons sont réputés pour être les plus beaux d’Europe. Son domaine abrite une grande variété d’espèces végétales, dont beaucoup s’épanouissent sur ses berges.

En début de saison, ses froides eaux d’altitude gonflées par la fonte des neiges sont impêchables près de sa source. Plus tard, il s’assagit, tout en restant tout de même plutôt torrentueux. Mais son cours barré par plusieurs ouvrages hydroélectriques maîtrisent très vite sa fougue en aval, en formant de magnifiques lacs turquoises.

Cette fois, nous nous intéresserons plus particulièrement à la partie haute du Verdon, libre de toute retenue.
En découvrant la transparence de son eau, la clarté de son ciel d’azur et la nature qui l’entoure, animée par les stridulations des crickets dans l’herbe sèche, on ne peut que s’éprendre des lieux.

Sa vallée aride est entourée de falaises crayeuses et escarpées. Sur son lit de calcaire dévalent ses eaux limpides par endroits en sections rapides, pour finir en grands lisses bordés de plages de galets jonchées de bois morts, témoignage de ses colères printanières, ou en portions plus encaissées, plus tumultueuses.




Beaucoup de possibilités d’approche s’offrent aux pêcheurs grâce à la proximité de la route qui le surplombe. Il est aisé de choisir un secteur approprié, de nombreux petits ponts permettent son accès.

Les truites y sont abondantes et plutôt nerveuses, en général pas énormes, mais de maille, constituent son biotope. Elles sont assez fines et dotées d’une robe argentée, claire, parsemée de points rouges. Cependant, quelques unes, bien rondelettes, font souvent la surprise et le plaisir du pêcheur, soit dans un courant rapide après avoir détecté la bonne veine nourricière, ou après une consciencieuse prospection, autour des rochers complètement polis par la forte érosion, éparpillés au milieu des flots, qui procurent des abris plus calmes, derrière lesquels elles se tiennent prêtent à sauter sur tout insecte tourbillonnant passant par là.

Parfois, au mois d’août, sous le soleil brûlant de l’après-midi, certains parcours semblent abandonnés de toute vie. Nous profitons alors pour faire connaissance avec le parcours, à la recherche d’endroits de bonne profondeur et assez calmes pour préparer le coup du soir.

Le lieu propice semble être découvert, nous patientons un peu, quelques jolies éclosions surviennent et déchaînent les belles truites du Verdon, qui nous font vivre des émotions sans pareille, dont nous nous délectons.


En ce qui nous concerne, après avoir procédé à de nombreux essais, les petits sedges, des jours marrons, d’autres jours gris furent très efficaces dans la journée à l’assaut des gobages dans les passages assez courants ainsi que les remous.

Par contre, plus tard en début de soirée, après avoir observé soigneusement à la surface de l’eau l’attitude des truites, et la couleur des insectes, une prédominance pour des petites mouches dans les beiges très clairs voire blanches, bien proposées, nous ont permis de réaliser de nombreuses et parfois intéressantes prises lorsque les belles étaient complaisantes.


Pour les pêcheurs plus sportifs, de nombreux tributaires déboulant des cimes, aux eaux translucides qui grossissent son cours cristallin, offrent de belles parties de pêche dans un cadre somptueux, en raccourcissant bien-sûr un peu son bas de ligne.


Le VERDON est une destination pour la pêche à la mouche. Nous le confirmons encore aujourd’hui pour y avoir vécu quelques jours d’été remplis de belles expériences. La tâche n’a pas toujours été facile, mais à chaque fois, nous fûmes totalement conquis.







Commentaires
bravo
super riviere quand le niveau d'eau est pas mis a mal par les barrages.
J’espère que, la saison prochaine, nous pourrons encore passer un peu de temps ensemble au bord de l’eau.
J'irai y faire un tour la saison prochaine.
Bravo pour ce magnifique reportage.
Warfou
Bravo
Nicolas
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